Titre : Nouvelle résolution pour le meilleur... et pour le pire

Projet : Junjou Romantica (Akihiko/Misaki)

Rating : - 18

Genre : yaoi, lemon (ou presque ? XD)

Auteur : Paï

Note : Ma première fic écrite directement en français, soyez indulgent(e)s ^^; Oh et, je ne me trompe pas dans les appellations, lisez juste jusqu'à la fin ^w^

 

 

─ Je suis rentré !

 

Usami Akihiko, de retour chez lui après une longue réunion assommante, fut surpris d'être accueilli par un grand silence pesant. Non pas que Misaki avait l'habitude de lui sauter au cou dès qu'il rentrait (ce qui n'aurait pourtant pas déplu à l'écrivain), mais depuis que Misaki vivait avec lui, le silence se faisait très rare. Quand Misaki ne parlait pas, il était occupé aux fourneaux à remuer pots et casseroles, ou bien il étudiait avec la télévision ou la radio en sourdine, ou encore il hurlait à pleins poumons après avoir découvert encore un autre des romans BL d’ Akihiko.

 

─ Misaki ?

 

Pas de réponse.

 

Akihiko soupira. Il espérait que Misaki n'était pas encore allé, sans le prévenir, chez son 'ami' de l'université. Se desserrant la cravate, il entra dans sa chambre afin de se mettre à l'aise avant d'envisager d'appeler Misaki sur son portable le nombre de fois qu'il faudrait jusqu'à ce qu'il daigne répondre.

 

Mais ce qu'il vit lorsqu'il passa le seuil de la porte le fit stopper net.

 

Misaki était là, allongé sur le lit à la place d'Akihiko, serrant Suzuki-san fermement dans ses brase et murmurant dans son sommeil. Akihiko ne pouvait se résoudre à quitter cette scène si attendrissante des yeux, et son cœur fit un bond dans sa poitrine lorsqu'il identifia les murmures.

 

─ Akihiko-san... Je t'en prie, non... Akihiko-san...

 

Avec un grand sourire, Akihiko s'assit de l'autre côté du lit afin de réveiller Misaki et de lui offrir un réveil dans une réalité encore plus excitante que son rêve... Mais son sourire s'effaça immédiatement lorsqu'il vit le visage de Misaki... en larmes.

 

Pris de panique, Akihiko lui secoua lentement l'épaule.

 

─ Misaki ? Que se passe-t-il ? Misaki, réveille-toi.

 

Voyant que Misaki continuait d'implorer dans son sommeil des choses incompréhensibles, Akihiko tenta de le secouer un peu plus fermement et de le séparer de la peluche. Mais le jeune homme s'accrochait à l'ours comme à une bouée de sauvetage, et, voyant qu'il avait beau crier son nom, Misaki ne se détachait pas de son rêve, Akihiko tenta la dernière chose qui lui passa par l'esprit : un baiser.

 

Misaki avait finalement cessé de bouger et de gémir, et il cligna lentement des yeux, jusqu'à finalement les ouvrir grand en fixant Akihiko entre ses larmes.

 

─ Misaki ? tenta Akihiko.

 

Aussi soudainement qu'il s'était réveillé, Misaki jeta ses bras autour du cou d'Akihiko et l'enlaça fermement.

 

─ Akihiko-san, c'est vraiment toi.

 

─ Misaki ? Ce n'était qu'un rêve.

 

En réponse, Misaki resserra encore son étreinte.

 

─ Et pourtant, ça semblait si réel... Je... Tu...

 

Misaki renifla et resta quelque temps silencieux, et Akihiko sentit des larmes couler sur l'épaule de sa chemise.

 

─ Tu avais un accident... continua finalement Misaki. Tu avais un accident et...

 

Akihiko se releva légèrement dans l'étreinte de Misaki et lui offrit un nouveau baiser pour le rassurer.

 

─ Tout va bien, Misaki. Je suis toujours là. Et je serais toujours là, avec toi.

 

Il posa à nouveau ses lèvres sur celles de Misaki, qui desserra finalement son étreinte pour enfouir ses mains dans les cheveux d'Akihiko et approfondir le baiser.

 

─ Je t'aime tellement... Akihiko-san !

 

Akihiko déplaça ses baisers dans le cou de Misaki, qui frissonna de plaisir quand les mains d'Akihiko entreprirent de déboutonner le haut de son pyjama.

 

─ Je t'aime aussi, Misaki.

 

Plus aucun mot ne fut nécessaire par la suite, et le silence fut ponctué uniquement par des gémissements et des murmures appréciateurs alors qu'Akihito ne cessait de déplacer ses lèvres de plus en plus bas.

 

N'en pouvant plus d'être torturé aussi lentement, Misaki implora son amant en poussant sur ses épaules.

 

─ Akihiko-san ! Aah... Ça suffit ! Dépêche-toi ! Nnh... Prends-moi...

 

Surpris, Akihiko releva la tête. Il était tellement rare qu'il fasse une telle demande qu'Akihiko ne pouvait décemment pas la lui refuser. Enthousiaste, il libéra l'érection de Misaki et entreprit immédiatement de faire danser sa langue ─

 

*

 

Misaki referma le livre d'un coup sec. Non, ça n'allait vraiment pas être possible. D'accord, la Saint-Valentin approchait, mais pourquoi est-ce qu'il avait eu l'idée d'offrir à Usagi-san d'être pour une journée le Misaki de ses romans ?

 

Il secoua fermement la tête pour chasser de son esprit les images du livre. Il avait peut-être finalement avoué à Usagi-san qu'il l'aimait, mais ce n'était pas pour cela qu'il allait agir comme ce... Comme un...

 

Gah ! Mieux valait ne pas y penser. Misaki se rendit à grand pas dans la chambre d'Usagi-san, préférant dormir un peu en attendant son retour.

 

Il s'allongea lourdement à côté de Suzuki-san et s'endormit presque aussitôt. Profondément ancré dans un rêve étrange, il n'entendit pas la porte de l'appartement s'ouvrir une demi-heure plus tard.

 

─ Je suis rentré !

 

Et Usami Akihiko, de retour chez lui après une longue réunion assommante, fut surpris d'être accueilli par un grand silence pesant.