Sur ton lac argenté du clair de lune,
En clamant hâtivement ma passion,
Des cieux immortels étoilés de frisson,
Virtuose je composerai ce sacrilège nocturne.
Au cœur du noyau ardent du volcan,
Ondulant sur les coulées fusionnantes,
Éruption incontrôlable des corps,
Tentation aphrodisiaque de ce mélange inodore.
Je caresse de ma plume l’horizon,
D’une vague érotique t’embrassant,
Houle de chaleur les visages rougissants,
Nos ombres s’unissent dans un duo de déraison.
Les souffles haletants d’épuisement,
Les mains s’entremêlent amoureusement,
Dans la pureté du firmament,
Respire le cri muet d’une voix de soie.


L’aphrodisiaque

 

« Izaki, tu viens manger ! »

Hakamada était sur le point de manger quand un Izaki qui portait qu’une serviette à sa taille entra dans la salle à manger. Hakamada lâcha ses baguettes qui firent un énorme bruit lorsqu’elles touchèrent l’assiette.

« Je n’ai pas beaucoup le temps, je dois me dépêcher, dit Izaki, alors je ne vais pas beaucoup manger. »

Hakamada regardait son amoureux, même après un an qu’il vivait ensemble. Il est toujours passionné par le corps de l’homme qu’il voit. Chaque fois qu’il le prenait il ne voulait pas blesser ce magnifique corps, qu’il a admiré depuis le lycée dans les vestiaires après un match de Tennis, lorsqu’ils prenaient leur douche.

Puis il regardait le visage de son amant, toujours aussi sérieux c’est ce qui le fit tomber amoureux de lui. Il avait les traits fins comme au lycée, jamais il n’aurais cru pouvoir un jour être dans la même pièce que Izaki et jamais il aurait pensé que le corps et le cœur de cette personne lui appartenait car cela fait à peine six mois qu’il a compris que Izaki l’aimait. C’était lorsqu’il était jaloux d’un mec qui trainait tout le temps à coté de son cher Izaki, il avait fait une scène de jalousie et Izaki c’était aussi emporté et c’était à ce moment-là qu’il lui a dit les mots qu’il attendait depuis longtemps. À ce moment-là, Hakamada sentit monter une fièvre en lui et sauta sur Izaki, celui-ci pris au dépourvu s’est laissé fait prendre par lui et ils se sont réconcilié le matin après l’avoir fait 3 fois.

« Tu ne manges pas ? » demanda Izaki

Hakamada sorti de ses souvenirs et prit les baguettes qu’il avait faites tomber puis demanda à Izaki :

« Pourquoi est-ce que tu rentres tard le soir et part tôt le matin ? »

« Notre société, pour attirer de nouveaux clients et remercier nos clients, organise une soirée et c’est moi qui l’organise. »

« C’est quoi le sujet de cette soirée, soirée masquée ? Bal ? »

« Aucun des deux, car je trouvais ça classique mais je l’ai trouvé grâce à une pub. »

« Quelle pub était-ce ? »

« C’était la pub des fruits et légumes, tu sais la pub qui dit Mangé cinq fruits et légumes par jours alors j’ai eu l’idée de faire une soirée spécial fruits. »

« Bonne idée surtout que vos clients sont principalement des femmes, ça ne les fera pas grossir. »

« Je n’avais pas pensé à ça mais c’est vrai. »

« Quelles sont les fruits que tu vas mettre sur le buffet ? »

« L’abricot, la pomme, le kiwi, la banane, la pêche, l’orange, la mandarine, enfin tous les fruits que l’on connait. »

« C’est ça qui te prend tout ce temps ? »

« Oui pourquoi ? »

« Oh, pour rien. »

Hakamada cru à des choses bien pires mais ne voulait pas encore avoir une dispute avec son amoureux.

« Quand est-elle cette réception ? »

« Pourquoi, tu vas venir ? »

« J’essayerai. »

« C’est le 29 février »

« Mais c’est dans 2 jours. »

« Maintenant tu sais pourquoi je n’ai pas le temps. Alors tu pourras venir ? »

« Oui, je pourrai, c’est mon jours de congé, le jour suivant je suis interviewé, pour un nouveau film inspiré de mon nouveau roman. »

« Ah celui que j’ai lu 3 fois. »

« Oui » dit Hakamada en rougissant.

Ce n’était pas la première fois que Hakamada rougissait. D’habitude son visage reste toujours de marbre devant les autres mais devant Izaki, il le sent quand il rougit, ce qui fait toujours rire Izaki.

« Merde, faut que je me dépêche. »

Izaki se leva d’un coup et se précipita dans la salle de bain, pendant ce temps Hakamada se leva et fit la vaisselle.

 

Le 29 février, Hakamada gara sa Porche devant la salle des fêtes où se déroula la soirée, Izaki était déjà parti, il devait accueillir les clients. Hakamada se dirigea vers la porte d’entrée qui était ouverte. Il aperçu Izaki qui était magnifique dans son costume et se dirigea vers lui.

« Tu es magnifique. »

« Merci » dit Izaki en rougissant.

Hakamada ne voulait pas le quitter mais Izaki devait accueillir les clients, donc Hakamada se dirigea vers le buffet où tout un assortiment de fruits était sur la table. Il prit une fraise et la mangea. Elle était bien juteuse. Au bout d’un quart d’heure une femme marcha vers Hakamada.

« Est-ce que vous êtes Hakamada Narumi ? »

« Oui, pourquoi ? »

« Puis-je avoir un autographe ? »

Elle sortit une feuille de papier et un stylo et le tendit vers Hakamada, il le prit et fit sa signature.

« Merci. »

Elle se détourna de lui et de dirigea vers un groupe de femme qui sourit puis qui le regarda. Au bout de cinq minutes, il était entouré de femmes et se demanda quand Izaki aura fini. Trente minutes plus tard, Hakamada vit Izaki qui se dirigeait vers lui.

« Bonsoir, mesdames. »

« Izaki, tu arrives enfin. »

« Oui, il y a beaucoup de clients. »

« Bonsoir, monsieur. À ce que nous voyons, Hakamada est un ami. »

« Oui on peut dire ça »

Hakamada n’en pouvait plus de ces dames, alors il prit le bras d’Izaki.

« Désolé mesdames, mais je dois dire quelque chose à Izaki en privé. »

Hakamada chercha un coin où il pouvait être tranquille.

« Je pensais à toi, quand je discutais avec ces dames. »

« Moi, aussi quand je serrais la main des clients. »

Izaki se mit sur la pointe des pieds et embrassa Hakamada. Les baisers d’Izaki étaient doux mais terriblement passionnés. Ils se séparèrent pour reprendre leur souffle mais Izaki tira de nouveau Hakamada vers lui ce qui arrivait très rarement, même jamais. Hakamada sentit que Izaki voulaient mettre en contact leur langue et se laissa faire. Hakamada perçut un petit son sortir de la gorge d’Izaki.

« Mmh… »

Ces petits gémissent excitèrent Hakamada mais il devait se contrôler pour ne pas offrir un spectacle aux invités, alors il fit quelque chose qu’il n’aurait jamais cru faire de sa vie. Il repoussa avec ses bras Izaki qui fut choqué par sa réaction.

« Qu’est-ce qu’il te prend Izaki ? »

« Je… Je ne sais pas, c’est comme si j’avais eu un désir fou d’un coup. »

« T’as pris une drogue ? »

« Non, de plus je n’ai rien bu et rien mangé depuis ce matin. Attends que je réfléchisse. Euh… Est- ce que tu as mangé des fruits ? »

« Oui. »

« Lesquels ? »

« Quelques fraises, pourquoi ? »

« Ah non, merde… Hakamada, je dois t’avouer une chose. Euh… Comment dire ça ? Voila les fraises et moi ne sommes pas compatibles. »

« Comment ça ? »

« J’arrive à sentir l’odeur de fraise dans une bouche d’une personne car les fraises sont de vrais aphrodisiaques pour moi ? »

« Quoi ? »

« C’est pour ça que je t’ai embrassé intensément car tu as l’odeur des fraises dans la bouche et maintenant je ne peux plus me contrôler, si tu vois ce que je veux dire. »

Hakamada regarda Izaki puis descendit la tête jusqu'à son entre jambe et là il vit le soldat se mettre en garde à vous. Alors n’écoutant que son corps qui commença à chauffer, il prit le bras d’Isaki et l’emmena jusqu’à la grande porte principale où il demanda vite sa voiture se dépêcha d’aller vers elle pour jeter Izaki sur le siège du passager.

« Attends-moi là, j’ai quelque chose à faire. »

Hakamada retourna dans la salle des fêtes et se dirigea vers le buffet pour prendre quelques fraises. Puis il se dépêcha d’aller vers sa Porche, alluma le moteur et se dépêcha de rentrer à la maison. Arrivé dans l’appartement, Hakamada embrassait Izaki et leurs langues dansèrent à l’unisson. Après ce long baiser, Hakamada commença à mordiller l’oreille d’Izaki qui gémissait de plaisir puis il descendit et commença toucher ses tétons qu’il trouvait magnifiques. Il ne sait pas comment mais lorsqu’il reprit un peu ses esprits, un Izaki totalement nu était en dessous de lui et il toucha le corps de cet homme devant lui.

« Hakamada… Aah… ! »

  Izaki sentit croître la température de son corps aux gémissements d’Izaki. Pour plus de plaisir, Hakamada mit dans sa bouche les fraises qu’il avait prises dans le buffet et les passa dans la bouche d’Izaki avec sa langue qui, comme avec un aphrodisiaque, jouit directement et en voulait plus. Hakamada n’avait jamais vu Izaki aussi déchainé, ce qui le rendit encore plus fou d’extase, il voulait être complètement en Izaki.

« Izaki, puis-je être complètement en toi ? »

« Hakamada, c’est ta faute si la température de mon corps a crû et si je suis dans cet état. Alors pour apaiser cette fièvre prends-moi entièrement. »

Hakamada ne se fit pas prier, et le prit complètement. Jamais il n’avait ressenti ce pur bonheur, leurs corps allaient si bien ensemble qu’ils jouirent en même temps et tous les deux après cette étreinte vraiment merveilleuse se laissèrent porter dans les bras de Morphée, enfin dans les bras de l’un et de l’autre.

 

Le lendemain matin, Hakamada se réveilla et son amoureux était à coté de lui et le regardait.

« Ca va ? »

« Oui, et toi ? »

« Bien. »

« Izaki, pourrais-je te poser une question ? »

« Oui vas-y. »

« Comment cela se fait-il que les fraises sont des aphrodisiaques pour toi ? »

« Les fraises sont des aphrodisiaque pour tous le monde, certaines personnes mettent les fraises sur le corps de sa partenaire, ce qui les excite. Pour moi c’est différent, quand j’avais 15 ans, je jouais avec une fille qui aimait les fraises. Je n’aimais pas cette fille mais les fraises qu’elle emmenait tous les jours pour la classe. Un jour cette fille m’a invité chez elle, bien sûr elle me considérait aussi comme un ami et rien de plus. Mais ses parents étaient encore à la maison et ils s’amusaient avec les fraises et la crème chantilly. Tu vois ce que je veux dire. La fille qui était avec moi m’a vite emmené dehors, je n’ai pu voir que quelques secondes mais pendant ces quelques secondes, la mère et le père de la fille étaient tellement excités que mon corps avait réagi et je réagis toujours quand je mange ou que je sens des fraises dans la bouche d’une personne. »

« Mais comment fais-tu pour te contrôler quand une personne a mangé des fraises et que tu n’aimes pas cette personne ? »

« Mon corps ne réagit qu’avec la personne que j’aime donc je ne m’en fais pas. »

« Okay. »

« À moi de te poser une question. »

« Vas-y. »

« Tu connais maintenant mon point faible, mais pour toi quel est ton aphrodisiaque ? »

Hakamada regarda Izaki toujours avec un visage de marbre et sortit du lit.

« Tu sais quoi j’ai une interview et si je ne me dépêche pas je vais la rater. »

« Quoi ! Tu te défiles. »

« Moi, jamais. »

Hakamada se dépêcha de s’habiller pendant qu’Izaki fit tout pour que Hakamada lui dise son aphrodisiaque même si pour cela il allait être puni car il prenait les affaires de Hakamada pour qu’il ne parte pas.

 

 

Fin.